Le Ry-Ponet vu par le Plan de secteur

Le Parc du Ry-Ponet fait partie du Plan de secteur de LIEGE, et plus précisément de la planche 42/6 (référence à la carte IGN à laquelle il correspond).

Le Plan de secteur de LIEGE a été défini par un Arrêté de l’Exécutif régional wallon adopté le 26/11/1987 et publié le 19/04/1989.

Extrait de la planche 42/6 du plan de secteur, légende détaillée disponible via ce lien

Plus de 10 ans d’élaboration

Mais ce Plan de secteur est sur les planches à dessin depuis bien plus longtemps puisque sa version provisoire date du 10/12/1976. Celle-ci a été soumise à enquête publique en 1977 donnant la possibilité à la Province et aux communes concernées de rendre leur avis. Près de 10 ans plus tard, c’est la Commission consultative régionale wallonne d’Aménagement du Territoire qui a rendu son avis en date du 11/03/1986. Puis, le plan de secteur a été adopté le 26/11/1987 et publié le 19/04/1989.

Situons le Parc du Ry-Ponet sur fond de Plan de secteur
Découvrez en trait noir plein, le périmètre approximatif du Parc du Ry-Ponet. En trait pointillé noir, les limites entre les 4 communes (Liège, Beyne-Heusay, Fléron & Chaudfontaine)

Décodons les zones et les couleurs du Plan de secteur

La majorité des terrains du Parc du Ry-Ponet sont repris en zones non destinées à l’urbanisation :

Mais plus d’un quart de la superficie est inscrite en zones destinées à l’urbanisation :

ou qui pourrait être destinée à l’urbanisation si la commune le souhaite:

Une protection à Chaudfontaine : un périmètre d’intérêt paysager

Au sud du Ry-Ponet, une zone agricole (jaune) est hachurée de noir. Elle représente un périmètre d’intérêt paysager.

Selon le Code de Développement Territorial (CoDT, art. R.II.21-7), un « périmètre d’intérêt paysager vise à la protection, à la gestion ou à l’aménagement du paysage. Les actes et travaux soumis à permis peuvent y être autorisés pour autant qu’ils contribuent à la protection, à la gestion ou à l’aménagement du paysage bâti ou non bâti. »

Cette zone a été définie au moment de l’élaboration du plan de secteur, soit au plus tard lors de son adoption en 1987. A l’époque, seules les zones non constructibles pouvaient accueillir une telle « surimpression ».

Pourquoi cette zone est-elle isolée ? La limite la plus à l’est de la zone correspond à un superbe sentier menant de la rue Pireux à la rue du Bois de Beyne. A gauche sur la carte, un périmètre d’intérêt paysager, à droite, rien du tout. Et pourtant, les mêmes qualités de part et d’autre de cette limite. Pourquoi donc cette différence de traitement ? Parce que cette limite est une limite communale : à gauche Chaudfontaine et à droite Fléron.

C’est donc uniquement la zone agricole située à Chaudfontaine qui a été reprise en tant que périmètre d’intérêt paysager au Plan de secteur.

Une révision avortée

Une extension de ce périmètre aurait dû être inscrite au Plan de secteur si la démarche lancée en 1995 par la Région wallonne avait été menée jusqu’au bout. En effet, à cette époque, la Région a commandé une étude à l’asbl ADESA et lui a demandé d’effectuer une révision des périmètres d’intérêt paysager. Dans cette étude, en 2004, ADESA a proposé que le périmètre d’intérêt paysager de Chaudfontaine soit étendu à la presque totalité du site du Ry-Ponet.

Hachurés, les périmètres d’intérêt paysager en région liégeoise – Source : ADESA

Au moment où cette étude avait été confiée à ADESA, il était question d’une révision globale des plans de secteur. Cela n’a jamais été fait.

La planche 42/6 n’a dès lors fait l’objet que de quelques « petites » révisions et aucune concernant le site du Ry-Ponet.

Lecture en plan versus réalité de terrain

Par une simple lecture en plan, on pourrait penser que les zones destinées à l’urbanisation sont globalement situées en bordure du site, à l’exception d’une espèce de banane rouge qui heurte au premier regard et d’une imposante part de gâteau en rouge hachuré blanc.

Rue des anglais comme ailleurs dans le Parc du Ry-Ponet, pâtures et paysage champêtre pourraient disparaître en cas d’urbanisation.

Mais au-delà d’une simple lecture en plan, chacune des zones destinée à l’urbanisation doit faire l’objet d’un examen plus complet en terme de paysage, de qualité de sol, de biodiversité, de mobilité etc.

C’est cet examen que nous vous proposons ici, site par site...


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